Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme réagissait notamment aux déclarations du coprésident Daniel Ortega, qui a évoqué dimanche l’adoption de nouvelles lois qui pourraient interdire à des personnes et à des groupes dissidents de participer aux élections. M. Ortega exerce le pouvoir avec son épouse, Rosario Murillo.
Plus tôt ce mois-ci, les autorités ont également retiré, sans fondement juridique ni explication officielle, les accréditations de plusieurs avocats. Selon l’ONU, au moins 46 personnes demeurent arbitrairement détenues pour des motifs politiques.
Ces derniers développements aggravent encore les graves restrictions aux libertés fondamentales
« Ces derniers développements aggravent encore les graves restrictions aux libertés fondamentales, le démantèlement de l’espace civique et l’érosion progressive de l’État de droit », a déclaré M. Türk, ajoutant que le pouvoir était de plus en plus concentré entre les mains de la coprésidence.
Le Secrétaire général de l’ONU a également exprimé son inquiétude concernant « l’érosion continue de l’espace civique et politique» et rappelé qu’il incombe aux autorités « de respecter les droits de l’homme et de veiller à ce que tous les citoyens puissent participer librement et en toute sécurité à la vie publique, notamment en exerçant leur droit de vote lors d’élections garantissant la libre expression de la volonté du corps électoral », a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.
Un espace civique presque fermé
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), le parti au pouvoir au Nicaragua exerce un contrôle total sur le Parlement, l’ensemble des municipalités ainsi que les conseils régionaux des côtes caraïbes Nord et Sud.
Des organisations de la société civile indiquent par ailleurs qu’environ un quart des 18 territoires autochtones du pays sont concernés par des…
Auteur: Nations Unies FR

