Le gouvernement entend accélérer l’exploration du sous-sol, déjà annoncé en septembre 2023, par le président de la République, Emmanuel Macron, avec le lancement d’un grand inventaire minier. C’est le message du ministre de l’industrie, Marc Ferracci, en visite sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) à Orléans, jeudi 13 février. Les travaux de prospection du BRGM devraient durer jusqu’en 2028.
Le dernier inventaire date des années 1970, mais ne couvrait qu’une partie du territoire, allait seulement jusqu’à 300 mètres de profondeur, et la recherche se limitait alors à une vingtaine de métaux et minerais. L’objectif vise aujourd’hui toute la France, même si des zones vont être examinées en priorité, comme le nord du Massif central, la Brenne et le Morvan. Il concernera une cinquantaine de matériaux, jugés stratégiques par la Commission européenne.
Une cinquantaine de matériaux recherchés
Les ingénieurs du BRGM espèrent notamment découvrir des gisements exploitables de nickel, de cobalt, de magnésium, de cuivre, mais aussi de tungstène et des terres rares. Il y a par ailleurs en France, une centaine de projets privés de nouvelles mines, comme celui d’Imerys dans l’Allier, pour du lithium.
« Historiquement, la France est un grand pays minier et notre sous-sol est essentiel pour notre souveraineté. Nous avons besoin de savoir ce qu’il recèle », explique-t-on au cabinet de Marc Ferracci. Le ministère de l’industrie compte d’ailleurs redonner « une nouvelle vie », à la médaille de la mine, qui avait été mise en place après-guerre et tombée en désuétude depuis. Elle visait à récompenser tous ceux « qui se sont distingués par la qualité des services rendus au titre de la recherche et de l’extraction des minéraux solides », selon le décret publié en avril 1953.
Une prospection par drones et par hélicoptères
Les initiatives ont besoin…
Auteur: Jean-Claude Bourbon

