Au moins onze soldats et deux civils ont été tués dans une nouvelle attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, son acronyme en arabe), la branche sahélienne d’Al-Qaida, jeudi 18 juin contre l’aéroport de Niamey, capitale du Niger, six mois après une première offensive revendiquée par le groupe État islamique. Le Niger est dirigé depuis près de trois ans par une junte qui peine à endiguer les violences djihadistes qui frappent le pays.
Dans un bref communiqué publié sur son canal de propagande habituel Az-Zallaqa, le JNIM affirme avoir mené « une attaque-suicide sur l’aéroport international Diori Hamani et sur la base militaire » voisine. Selon les autorités nigériennes, 22 assaillants ont été tués dans la riposte des forces de sécurité.
Fin janvier, l’aéroport de Niamey ainsi que la base militaire attenante avaient déjà été pris pour cible pendant plusieurs heures par une attaque d’ampleur repoussée par l’armée nigérienne et ses partenaires russes.
Jeudi matin, les auteurs de l’attaque « dont certains étaient munis de ceintures explosives, ont tenté une incursion dans l’aérogare de l’aéroport » de Niamey mais « la prompte réaction des forces de sécurité a permis d’empêcher les assaillants d’atteindre l’aérogare », a indiqué le ministère de la défense dans un communiqué lu à la télévision nationale.
« Le bilan provisoire de cette tentative d’incursion perfide s’établit comme suit : côté amis, 13 martyrs dont 11 éléments des forces de défense et de sécurité et 2 civils, 4 blessés. Côté ennemis, 22 assaillants neutralisés, une vingtaine de suspects interpellés », a-t-il détaillé.
Selon le ministère, qui précise qu’une « vaste opération des forces de défense et de sécurité » est en cours, « la situation est maîtrisée » et « l’aéroport international, totalement…
Auteur: La Croix (avec AFP)

