Un rapport de la Cour des comptes publié en mai 2026 dresse un constat accablant : contrôles rares et sanctions quasi inexistantes quand il s’agit de faire respecter les règlementation eau au regard de la pollution par des intrants de synthèse, pesticides en tête. Pour Générations Futures, ces conclusions appellent une réaction politique urgente à la hauteur des enjeux économiques, sanitaires et environnementaux qu’induisent ces pollutions.
La Cour des comptes vient de publier un rapport de 140 pages d’évaluation sur la police environnementale de l’eau en France — c’est-à-dire sur l’ensemble des services chargés de faire respecter les règles protégeant nos rivières, nappes phréatiques et zones humides. Le diagnostic est sévère.
En 2024, 44 amendes administratives ont été prononcées dans toute la France au titre de la police de l’eau. Sur ces 44 sanctions, 33 provenaient d’un seul département breton.[1] Autrement dit, 92 autres départements français ont produit, ensemble, moins d’une dizaine de sanctions administratives pour des infractions à la réglementation sur l’eau. Est-ce parce que tout va bien en dehors de la Bretagne ? La réalité des chiffres, l’incohérence des politiques publique et les moyens de la police de l’eau nous prouve que non…
L’état de l’eau, révélateur d’un échec structurel
Seulement 44 % des masses d’eau de surface françaises sont en bon ou très bon état écologique.[2] L’objectif de la directive-cadre européenne — atteindre 100 % d’ici 2027 — ne sera pas tenu, après avoir déjà été repoussé une première fois. La Cour rappelle que les pollutions diffuses agricoles constituent la cause la plus fréquente de dégradation des eaux souterraines, et la deuxième pour les eaux de surface.[3] Depuis 1980, plus de 14 600 points de captage d’eau potable ont fermé en France, dont un tiers en raison de la dégradation de la qualité de l’eau —…
Auteur: nadine

