Les décès liés à la chaleur ont augmenté de près de 36 % dans les années suivant l’Accord de Paris de 2015, par rapport à la décennie précédente. Derrière ce bilan, les auteurs du rapport décrivent une accélération des menaces sanitaires, alimentée par l’intensification de l’extraction des combustibles fossiles, qui freine les progrès.
« Les décès liés à la chaleur, à la sécheresse et à d’autres risques climatiques augmentent plus rapidement qu’il y a dix ans alors même que les investissements dans les énergies propres et les actions en faveur du climat commencent à porter leurs fruits en matière de santé », avertissent-ils.
Ces conclusions font suite à un avertissement de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) : les niveaux de CO2 et des autres principaux gaz à effet de serre ont atteint des records en 2025, scellant une hausse à long terme des températures.
Piloté par l’University College London, le rapport a mobilisé des chercheurs et des institutions du monde entier. Ses 54 indicateurs mesurent les liens entre climat et santé.
Des milliards d’heures de travail perdues
La chaleur a entraîné la perte de 573 milliards d’heures de travail potentielles en 2025
L’exposition à la chaleur a entraîné la perte de 573 milliards d’heures de travail potentielles en 2025, soit 1 070 milliards de dollars de revenus perdus.
La sécheresse étend également son emprise : en 2025, elle aurait touché 51,8 % des terres émergées pendant au moins un mois. L’exposition aux phénomènes extrêmes liés à l’eau progresse aussi.
La hausse des températures et l’évolution des pluies créent également des conditions plus propices à la dengue. Entre 1981-1990 et 2016-2025, les conditions favorables à sa transmission ont augmenté de 24 % pour le moustique Aedes albopictus et de 7 % pour Aedes aegypti.
Les projets pétroliers et gaziers creusent l’écart
Rappelant que trop peu de mesures sont prises pour…
Auteur: Nations Unies FR
