Non à la guerre entre travailleurs !

Le Pen est entrée en campagne et son axe politique est très clair : c’est haro sur les travailleurs immigrés. C’est une diversion, et c’est à vomir.

Qui nous rackette quand on passe aujourd’hui à la pompe à essence ? Les immigrés ou les rapaces qui sont à la tête de Total et Cie et qui encaissent des milliards ? Qui ferme usine après usine, privant de leur seul gagne-pain les travailleurs de toutes origines, sinon une bande de parasites et d’héritiers comme les Peugeot, les Agnelli, les Mulliez ? Qui écrase nos salaires et fait reculer nos conditions de travail, le voisin pauvre d’à côté au RSA ou les grands actionnaires qui n’ont jamais mis les mains dans le cambouis ?

Le Pen prétend résoudre le problème du logement. Mais sa « solution » n’est pas d’imposer à Vinci ou à Bouygues de construire ni de rénover plus de logements. Ce n’est pas de réquisitionner les logements vides. C’est d’instituer « la préférence nationale ». Elle veut priver de logement des aides à domicile, des ouvriers, des agents d’entretien…, enfin tous ceux indispensables à la marche de la société.

Les travailleurs immigrés pourront passer leur vie à construire et rénover les logements sociaux à s’en casser le dos, mais ils ne pourront pas y habiter ! Et quand Le Pen parle de supprimer les APL aux uns, ce n’est pas pour augmenter les allocations des Français qui en ont besoin, mais pour renflouer les caisses de l’État en lieu et place des plus riches.

Cette manière de diviser et d’opposer les travailleurs les uns aux autres, alors que nous partageons tous des conditions de travail et de vie de plus en plus dures, est révoltante.

Les travailleurs forment un seul camp

Il faudrait que les travailleurs se déchirent entre eux pour savoir qui aura droit à un logement, qui aura un salaire, qui aura une place en crèche ou qui sera correctement pris en charge à l’hôpital ? Et encore une fois, les travailleurs immigrés…

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