Alors que le sentiment d’injustice fiscale est largement répandu dans l’opinion publique du fait de la prise de conscience de l’existence de privilèges fiscaux dont bénéficient les ultra-riches et les multinationales, le gouvernement veut imposer un budget injuste qui pénaliserait fortement les classes populaires et moyennes. C’est pourquoi Attac mène depuis cet été la campagne « Un autre budget est vital », afin de convaincre que l’austérité n’est pas une fatalité et que c’est aux ultra-riches de faire des efforts.
Après les propos virulents de Bernard Arnault contre la taxe Zucman, Attac a mené une action symbolique, écrivant « Tax the rich » à la craie sur les vitrines de la Samaritaine, vitrine parisienne du groupe LVMH et de Bernard Arnault. Cette action symbolique n’a entraîné aucune dégradation. D’ailleurs, la plainte de la Samaritaine à l’origine de la convocation de nos militantes ne mentionne ni préjudice ni dommage matériel.
La convocation de militantes constitue, en soi, une mesure d’intimidation politique pour faire taire notre combat pour la justice fiscale. Cela s’inscrit dans un phénomène d’augmentation de la criminalisation des mouvements sociaux et écologistes. De plus, convoquer la porte-parole d’Attac, représentante politique de l’association, qui n’a fait que porter nos revendications pendant l’action, constitue une atteinte aggravée à la liberté d’expression. Attac est dans le viseur de la répression.
« Bien que la taxe Zucman soit plébiscitée dans l’opinion publique, une alliance entre les députés RN, LR et macronistes a bloqué toute mesure visant à mettre fin aux privilèges fiscaux des ultra-riches. La seule réponse apportée à la légitime revendication de justice fiscale est donc la répression ! », s’indigne Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac.
L’adoption du budget 2026 s’inscrit dans la continuation d’une séquence de brutalisation…
Auteur: Attac France

