« Tout le monde devra participer à l’effort », a osé dire Bayrou en présentant son projet de 43,8 milliards d’euros d’économies sur le dos des classes populaires. Non seulement les efforts ne seront pas partagés mais, pendant que le gouvernement tente de nous imposer des sacrifices en plus, les capitalistes continueront à s’engraisser.
Avec le doublement de la franchise pour les médicaments et les mesures contre ceux ayant une affection de longue durée, la partie la plus pauvre de la population ne va plus pouvoir se soigner. Les plus riches pourront toujours payer cette franchise et s’offrir des cliniques privées.
Le non remplacement des travailleurs du secteur public partant à la retraite aboutira à 3.000 suppressions de postes. Cela voudra dire moins de professeurs devant les élèves, moins de soignants, moins de personnel dans les cantines. Et la population laborieuse en fera les frais, comme de la réduction des budgets des collectivités locales. Quand les communes ont moins de moyens, les associations moins de fonds, ce ne sont pas les plus riches qui trinquent.
Le gel des pensions forcera les retraités à se serrer la ceinture. Les travailleurs les plus pauvres verront leurs prestations sociales réduites de plusieurs dizaines d’euros par mois, ce qui leur rendra la vie impossible. En revanche, les 211 milliards de cadeaux au grand patronat ne seront pas égratignés.
Quant à la proposition de supprimer deux jours fériés, elle est révoltante. « Il faut travailler plus », a ajouté Bayrou. Mais qu’il s’adresse à ceux qu’il sert, aux Bernard Arnault, Dassault, Peugeot, qui ne travaillent pas et voient chaque jour leur fortune grossir ! À l’inverse, quand on est aide à domicile, ouvrier sur chaîne, éboueur, travailleur sans-papier du bâtiment, caissière en hypermarché, aide-soignante en Ehpad, le travail est exténuant. Nous travaillons déjà trop, et nous faisons aussi fonctionner toute la société.
Les…
Auteur:

