Non, la dette ne vient pas d’un excès de bureaucratie

Si la question de la dette préoccupe de plus en plus le champ politico-médiatique, les causes de cette situation ne sont cependant pas les mêmes, selon les observateurs. Là où la gauche pointe un déficit des recettes de l’État dû à des cadeaux aux plus riches, la droite et l’extrême droite remettent, elles, souvent la faute sur un surplus bureaucratique.

Puisqu’elle ne souhaite pas augmenter la fiscalité des plus fortunés, la frange libérale du milieu politique préfère détourner l’attention de ce sujet en accusant un excès d’administration en France. De la même manière qu’elle critique en permanence les fonctionnaires, elle tente ainsi de jeter l’opprobre sur l’intégralité du système public français, avec en ligne de mire, la privatisation massive et la dérégulation des normes.

Des coupables volontairement obscurs

Parler d’administration et de bureaucratie est déjà un concept suffisamment flou pour semer la confusion. Tous les fonctionnaires sont en effet loin d’exercer dans ce type de branche. Difficile par exemple, de coller cette étiquette à des professeurs, des infirmières ou encore des pompiers dont la France manque cruellement.

« il est assez facile et démagogue de taper sur un employé au rôle obscur qui passerait ses journées dans un bureau à produire une tâche inutile »

Et c’est d’ailleurs bien pour cette raison que les libéraux restent volontairement ambigus sur le sujet. S’il est assez facile et démagogue de taper sur un employé au rôle obscur qui passerait ses journées dans un bureau à produire une tâche inutile, il est, en revanche, bien moins populaire d’affirmer qu’il y aurait trop d’agents dans l’éducation, la santé, ou d’autres services publics.

Alors que la droite souhaite bien réduire l’ensemble des fonctionnaires dans tous les domaines, elle préfère cependant pointer du doigt une petite…

La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: Simon Verdiere

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