Bien aidé par une partie du spectre politique et les médias dominants, un nombre grandissant d’individus semble s’être mis en tête que si les chômeurs étaient sans emploi, c’était avant tout par paresse et rejet de l’effort. Toutefois, cette affirmation ne pèse pas grand-chose face à la réalité.
Au rayon des poncifs les plus souvent véhiculés dans la société, « les chômeurs refusent de travailler » est sans doute en bonne place. Dans la droite lignée de la, non moins fallacieuse, dénonciation des « assistés », cette accusation permet surtout de diviser les classes populaires et de détourner leur regard de l’accaparement des richesses par une minorité. Mr Mondialisation vous donne cinq raisons pour mettre à mal ce préjugé.
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— Alternatives Économiques (@AlterEco_) December 29, 2017
1. La contrainte géographique
Une des premières raisons qui peut pousser un chômeur à refuser une offre d’embauche peut être la contrainte géographique. Il existe en effet une nette inégalité territoriale entre les différentes zones de France. Les ruraux et les citadins ne disposent par exemple pas des mêmes chances, en particulier dans certaines branches totalement absentes en dehors des grandes villes. D’autres emplois sont par ailleurs situés uniquement en périphérie et engendrent de gros déplacements. Parfois à tel point qu’ils peuvent obliger certains à refuser les offres.
En outre, cette contrainte pose évidemment le problème de la mobilité. Si en moyenne, les Français consacrent pas moins de 50 minutes de temps de trajet de leurs domiciles à leur lieu de travail, cette durée peut être bien plus importante pour certains individus.
De surcroît, ces trajets…
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Auteur: Victoria Berni

