La chambre funéraire de St Lythans, au Royaume-Uni, témoigne de pratiques remontant au milieu du Néolithique, 4000 ans avant notre ère. Chris Andrews / Wikimedia Commons, CC BY
Que deviennent nos corps après notre décès ? Dans des sociétés où la mort est de plus en plus invisibilisée, comment ont évolué nos rites ? Demain, à quoi ressembleront les cimetières ? L’enterrement ou la crémation seront-ils remplacés par d’autres méthodes ? Comment le numérique transformera-t-il nos pratiques funéraires ?
Pour répondre à ces questions et à bien d’autres, nous vous proposons une série de six articles sur le thème « Le corps après la mort », rédigés par des experts et illustrés par le dessinateur Vito.
Ce deuxième épisode est consacré à la façon dont les rites funéraires se transforment. Dans les sociétés occidentales actuelles, le traitement des défunts répond à des normes strictes et s’exprime par une mise en œuvre technique hautement standardisée. Si ces pratiques nous semblent immuables, l’archéothanatologie nous apprend qu’elles ont beaucoup varié au fil des siècles. Et demain, que restera-t-il de nos nouvelles pratiques ?
L’ESSENTIEL
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Aujourd’hui, en France, les corps des défunts sont enfermés dans des cercueils, qui sont soit enterrés (inhumation), soit brûlés (crémation).
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Il n’en a pas toujours été ainsi : les pratiques funéraires ne sont pas immuables, elles se transforment au fil des siècles.
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Pour comprendre ces évolutions, une discipline étudie les rites funéraires du passé : l’archéothanatologie.
En France, à l’instar de ce qui est pratiqué dans d’autres pays européens, le corps d’un défunt doit obligatoirement être disposé dans un cercueil, traditionnellement fait de planches de bois. Enfermé dans ce contenant, il peut alors être soit enterré (inhumation), soit brûlé (crémation).
Ces rites sont aujourd’hui si profondément ancrés dans…
Auteur: Sacha Kacki, Chargé de recherche CNRS en anthropologie biologique, Université de Bordeaux
