« Nos valeurs démocratiques sont à défendre plus que jamais »

Les dates du Festival La Rochelle Cinéma (Fema) et des législatives coïncident. Voilà qui relève davantage de la collision que de l’heureux hasard. Comment s’adapter à ces circonstances inattendues ? Quelles seraient les conséquences sur la culture d’une victoire de l’extrême droite ? En quoi la programmation de cette 52e édition du Fema, préparée des mois en amont, résonne-t-elle pourtant avec les enjeux de ces élections ? Réponses avec Sophie Mirouze, codirectrice du Fema.

Comment avez-vous reçu l’annonce de la dissolution, qui place les deux scrutins des législatives sur les deux dimanches où a lieu le festival ?

Sophie Mirouze : J’ai d’abord ressenti une grande inquiétude en tant que citoyenne. Puis, avec Arnaud Dumatin, qui dirige le festival avec moi, nous avons commencé à réfléchir à l’impact que pouvaient avoir ces dates : le 30 juin, jour du premier tour, correspond à notre week-end d’ouverture, et le second tour à celui de clôture. Nos premières craintes étaient logistiques : par exemple, nous investissons un lieu prêté par la ville de La Rochelle qui sera aussi un bureau de vote. Mais, surtout, nous redoutons une baisse de la fréquentation. Le 30 au soir, nous accueillons Françoise Fabian pour un hommage dans la grande salle de la Coursive. On peut penser qu’à 20 heures les Rochelais comme les festivaliers désireront connaître les résultats. Nous nous adapterons donc à ce contexte inédit et très particulier.


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Le dimanche 7, nous proposons une projection exceptionnelle du Napoléon vu par Abel Gance, film de 1927 restauré par la Cinémathèque française, qui dure sept heures et est divisé…

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Auteur: Christophe Kantcheff