Nos villes en 2050 : « Nous y vivons déjà, à 90 % le travail consiste à adapter l’existant » affirme cet urbaniste

Avec des températures dépassant les 45 degrés et trois épisodes caniculaires entre mai et septembre, nos villes se sont parfois transformées en bouilloires. Manque de végétalisation, bitume brûlant, logements inadaptés, faiblesse de l’isolation du bâti : de nombreux citadins se sont sentis pris au piège des fortes chaleurs.

Pour l’architecte Vincent Callebaut, des solutions existent déjà. Il cite notamment la tour qu’il a conçue au cœur de la capitale taïwanaise : « C’est le projet Tao Zhu Yin Yuan. Cette tour s’inspire directement du fonctionnement d’une termitière. Concrètement, l’air chaud, à 42 degrés, chargé à 100 % d’humidité dans la ville de Taipei, passe sous les fondations du bâtiment, où la température reste constante toute l’année autour de 16 degrés, avant d’être réinsufflé grâce à des courants d’air naturels, sans consommer un seul kilowattheure. Cela signifie que, dans votre appartement, vous bénéficiez naturellement d’une température comprise entre 25 et 26 degrés. Si vous utilisez une climatisation mécanique, c’est simplement pour atteindre une température de confort d’environ 22 degrés. » détaille-t-il.

Végétaliser !

Si l’habitat peut être adapté, la révolution de la ville de demain passera également par la transformation des quartiers et des espaces publics, qu’il faudra, selon l’urbaniste Sylvain Grisot, « végétaliser massivement ». Pour lui, « une véritable…

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Auteur: Pierre Bonte-Joseph