«100 hommes prêts à coucher avec une femme endormie», c’est le titre d’un reportage réalisé par Hugo Meunier, journaliste, et Cloé Giroux, réalisatrice. Leur but est simple, répondre à la question suivante : un an après l’affaire Pélicot, une telle chose pourrait-elle se reproduire ? Y a t’il eu une prise de conscience chez les hommes ?
Pour rappel, l’affaire Pélicot, ce sont au minimum 92 hommes qui ont répondu à une annonce pour violer une femme : Gisèle, droguée par son mari pendant plus de 10 ans. 51 de ces hommes étaient passés en procès et avaient tous été condamnés. Une affaire qui avait été largement médiatisée, et ce même en dehors des frontières de la France. Elle révélait au grand jour le fléau de la soumission chimique, et le fait que les médias mainstream occultent systématiquement : les violeurs ne sont pas des monstres cachés sous le lit, un “migrant illégal sous OQTF” qui guette dans une ruelle sombre, un présumé détraqué sexuel qui vit en dehors de la société. Ce sont dans la majorité des cas des hommes comme tout le monde, des «bons pères de famille» selon la formule de Rose Lamy.
«Pas grave alors je profiterai d’elle endormie»
L’enquête commence lors qu’Hugo Meunier dépose une annonce sur un site de rencontre fort de 4 millions de membres baptisé JALF – pour «jouer avec le fantasme» – qui se décrit comme «la plateforme sociale de rencontre dédiée à ton plaisir». Pour rédiger l’annonce, il s’inspire de celle rédigée par Dominique Pélicot. «Viens baiser ma femme endormie» peut-on lire sur l’annonce, assortie d’une photo d’une femme endormie générée avec l’IA.
En moins de 10 minutes, déjà cinq hommes répondent à l’annonce. Le journaliste précise aux hommes intéressés qu’il «s’organise» pour ne pas qu’elle se réveille pendant l’acte, ce qui ne rebute aucun d’eux, au contraire. «Est-elle au…
Auteur: B

