À l’occasion d’un voyage dans le nord du Maroc la semaine passée, j’ai eu la chance de rencontrer deux soutiens du mouvement GenZ212 qui secoue le pays depuis plusieurs semaines. J’y ai aussi rencontré une participante au mouvement malgache du même nom, à l’indicatif téléphonique près. Je rapporte ici leurs propos en y ajoutant quelques commentaires (certes bien trop hâtivement ; les erreurs et les imprécisions sont uniquement de mon fait) afin d’essayer de faire le point sur la situation. Si les évènements semblent s’être calmés, au moins provisoirement au Maroc, la situation à Madagascar paraît se révéler clairement révolutionnaire. On aurait aimé pouvoir parler également du Népal et des Philippines, mais on s’en est tenu au précieux hasard des rencontres.
Situons rapidement : j’écris ici en tant que membre de lundimatin, issu de la diaspora africaine, persuadé que les luttes d’ici ont besoin de se brancher sur la vague mondiale de soulèvements à laquelle on assiste de loin. En disant cela, j’ai bien conscience d’une part que je n’invente pas la poudre et que d’autre part la question du positionnement et des possibles des luttes au sein des puissances occidentales est différente et reste irrésolue. Une étude plus poussée aurait nécessité de situer aussi les personnes qui m’ont informé – je les remercie chaleureusement (ce sont leurs paroles que l’on lira ici quand des citations sont introduites) –, mais ce n’est qu’un rapport d’étape incomplet et peut-être inutile pour qui serait déjà informé des évènements récents et en cours.
C’est la question qu’ouvre chaque soulèvement, à quoi tient le passage d’un ordre routinier au feu de l’insurrection ? Actuellement, le problème me paraît se poser ainsi : comment ce feu se propage-t-il d’un pays à l’autre, alors même que les technologies de surveillance et de répression n’ont jamais été aussi…
Auteur: dev

