Derrière le conte de fée sportif, les Jeux olympiques sont synonymes de destructions sociales et écologiques. Bétonnage d’espaces naturels, constructions tous azimuts…
Côté nettoyage social, les « indésirables » — sans-abri, personnes migrantes, habitants et habitants des quartiers populaires — ont été expulsés pour construire des nouveaux quartiers flambants neufs. Selon les chiffres compilés par le collectif Le Revers de la médaille, plus de 12 000 personnes auraient été expulsées pour cet évènement.
Sans compter les pollutions : 1,58 million de tonnes d’équivalent CO2 seront rejetés dans l’atmosphère par les voyageurs qui viendront du monde entier. Les organisateurs avaient d’abord promis une compétition à « contribution positive pour le climat », avant d’afficher un objectif, plus réaliste, de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre générées par l’événement par rapport à la moyenne des éditions de Londres 2012 et de Rio 2016.Reporterre vous emmène dans l’envers du décor de la saga sportive la plus médiatisée du monde.
1 — LES DESTRUCTIONS D’ESPACES NATURELS
- Les jardins ouvriers d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis)
Septembre 2021. Les bulldozers arrachent des tournesols, déracinent des cerisiers et déchiquettent des légumes. Près de 4 000 mètres carrés des jardins ouvriers d’Aubervilliers sont détruits pour construire le solarium de la future piscine olympique de la ville. Pourtant, quelques jours plus tard, le tribunal annule le plan d’urbanisme, rendant les travaux illégaux.
Depuis, la piscine a été inaugurée, sans le solarium, mais la menace persiste. « Nous ne nous interdisons pas de relancer le projet d’espaces extérieurs, une fois que les habitants se seront approprié ce bâtiment principal », a déclaré aux Échos Valérie Pécresse, présidente (LR) de la Région Ile-de-France.
Une autre menace pèse sur ces jardins populaires : un…
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Auteur: Laury-Anne Cholez

