Action Justice Climat (AJC) (ex-Alternatiba) est un mouvement de lutte pour la justice sociale et climatique. Il a des antennes à Lyon, Montpellier et Paris.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’Assemblée nationale vient d’observer une minute de silence pour Quentin Deranque, un militant d’extrême droite tué tragiquement au terme d’une rixe à Lyon. Nous nous devons d’interroger ce qui est en train de se passer : que révèle cette séquence politique et médiatique ? Que dit-elle de la hiérarchisation des vies, des indignations et de la violence politique ?
Par cette tribune, Action Justice Climat réaffirme son positionnement antifasciste et antiraciste. Les amalgames délibérément relayés ces derniers jours ne relèvent pas de la confusion, mais d’une stratégie politique dangereuse qui criminalise les luttes, légitime les violences d’extrême droite et prépare leur impunité.
Une indignation à géométrie variable
Un jeune homme de 23 ans est mort et cela est, bien évidemment, une tragédie. Nous le disons sans ambiguïté : nous ne cautionnerons jamais l’utilisation d’une telle violence, quelle que soit l’identité politique de la personne concernée. Toujours plus fermement, nous combattrons les origines de cette violence et le contexte dans lequel elle s’inscrit : un climat marqué depuis des années par la violence structurelle, idéologique et physique de l’extrême droite organisée. Selon le recensement de Rue89 Lyon, 102 attaques, agressions et actes haineux ont été perpétrés par l’extrême droite radicale à Lyon entre 2010 et 2025.
Cette violence n’est ni accidentelle, ni marginale : elle est stratégique, assumée, et constitue un mode d’action politique.
« Où étaient les minutes de silence pour s’indigner des meurtres racistes ? »
Où étaient les minutes de silence et les responsables politiques pour s’indigner des meurtres racistes d’Ismaël Aali, de…
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