En réaction à la dévastation du monde par le capitalisme industrielle, une nouvelle organisation écologiste radicale est récemment apparue sur les réseaux sociaux et lors de manifestations ou d’évènements publics : ATR pour Anti-Tech Resistance, milite pour le démantèlement du système technologique. Nicolas Bonanni propose ici une critique des positions politiques et pratiques de cette nouvelle organisation qui, selon lui, dévoie la pensée écologiste et promeut des pratiques militantes à la fois autoritaires et managériales en valorisant une pseudo-« efficacité » qu’ils opposent à l’éthique. S’il s’agit de démanteler la domination technologique, tâche pour le moins urgente et nécessaire, cela ne peut s’envisager, pour lui, que de manière anti-autoritaire et égalitaire.
Nicolas Bonanni est l’auteur de L’amour à trois. Alain Soral, Éric Zemmour, Alain de Benoist (Le monde à l’envers, 2016), Que défaire ? Pour retrouver des perspectives révolutionnaires (Le monde à l’envers, 2022) et L’écologie, révolutionnaire par nature (Le monde à l’envers, 2025).
Révolution Anti-Tech
Anti-Tech Resistance est une organisation écologiste radicale créée en 2022 en France. Aujourd’hui embryonnaire, elle se revendique internationale, mais elle est avant tout implantée en France. Ses positions et actions sont relayées sur son site internet antitechresistance.org et sur les réseaux sociaux. Commençons par les exposer succinctement.
Anti-Tech Resistance combat le système de production industrielle et ses infrastructures, autrement dit le système techno-industriel. Au nom de la défense de « [l’]autonomie locale, [la] liberté, [la] démocratie, [la] dignité, [la] valorisation de la condition terrestre [ou d’un] travail épanouissant et gratifiant », Anti-Tech Resistance veut en finir avec le système industriel. Pour l’organisation, « une société techniquement avancée recherche la…
Auteur: dev

