Mise à jour, vendredi 9 janvier, par les signataires de la tribune :
Le texte qui suit a été rédigé et signé par les organisations de la société civile avant l’annonce d’Emmanuel Macron de ce jeudi 8 janvier soir selon laquelle la France allait s’opposer à la ratification de l’accord UE-Mercosur ce vendredi 9 janvier. Les revirements incessants du chef de l’État à l’automne ont pourtant rendu bien plus difficile la constitution d’une minorité de blocage permettant de garantir que l’accord ne puisse être ratifié. L’histoire n’est pas finie.
D’abord parce que le Parlement européen devra se prononcer. Et ensuite parce qu’il est urgent de dessiner les contours d’une autre politique commerciale européenne : la France doit désormais promouvoir « une relocalisation écologique et solidaire qui permette de satisfaire les besoins des populations sans détruire les activités des agriculteur·ices et des salarié·es, ni la planète ».
Monsieur le président de la République,
Le 6 décembre 2024, alors que la présidente de la Commission européenne annonçait avoir conclu les négociations du contenu de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur, vous faisiez savoir que le texte « restait inacceptable en l’état ». Lors du dernier Salon de l’agriculture, en février 2025, vous qualifiiez le contenu de « mauvais texte », précisant que vous feriez « tout pour qu’il ne suive pas son chemin, pour protéger cette souveraineté alimentaire française et européenne ».
Depuis, le contenu de l’accord n’a été l’objet d’aucune modification : son économie générale et ses dispositions n’ont pas été modifiées d’une seule virgule. Cet accord est à la fois parmi les plus nocifs jamais négociés mais aussi le plus contesté de l’histoire de l’UE : il soulève toujours autant d’objections sévères…
Auteur: Collectif

