Lyon, Strasbourg, Bordeaux, reportage
À Lyon, les Verts sauvent la ville… mais pas la métropole
Une joie immense et un profond soulagement. Dimanche soir, la brasserie du Malting-Pot, dans le quartier de la Part-Dieu à Lyon, noire de monde, s’est enflammée lorsque la victoire de Grégory Doucet a été confirmée. Militants et proches y avaient été conviés pour suivre les résultats ; ils ont exulté à l’annonce de la réélection du maire écologiste face à Jean-Michel Aulas, ancien patron de l’Olympique lyonnais, soutenu par la droite et le centre.
Peu avant 22 h 40, l’édile est apparu avec toute son équipe, multipliant poignées de main et embrassades chaleureuses avec ses soutiens avant de rejoindre l’estrade. Très longuement acclamé, il a salué « le choix des Lyonnaises et des Lyonnais de maintenir une trajectoire responsable et républicaine, généreuse et universelle ».
Donné battu dans les sondages pendant des mois, le candidat de la gauche, qui a fusionné sa liste avec celle de La France insoumise entre les deux tours, a finalement renversé la tendance. Il l’emporte avec 50,67 % des voix contre 49,33 % pour son adversaire, selon les résultats définitifs.
Ces résultats ont toutefois été contestés dans la soirée par Jean-Michel Aulas. L’homme d’affaires de 77 ans a annoncé vouloir déposer un recours « le plus vite possible » afin de dénoncer « des irrégularités ».
« Des habitants ont besoin que leur quotidien s’améliore concrètement »
Dimanche, les électeurs lyonnais votaient également pour leurs conseillers métropolitains. Dans un communiqué, le président écologiste sortant Bruno Bernard a reconnu sa défaite face à la candidate Les Républicains, Véronique Sarselli, alliée à Jean-Michel Aulas. « Les conditions d’un rassemblement entre les deux tours n’ont pas pu être réunies. Contrairement à la ville de Lyon, ce rassemblement n’a pas pu se…
Auteur: Anne Mellier, Ariane Puccini, Estelle Levresse

