Qu’ont en commun le ginkgo (un arbre), le nautile (un mollusque) et le cœlacanthe (un poisson) ?
Ils ne se ressemblent pas, et n’ont pas de lien de parenté rapproché. Mais une partie de l’histoire de leur évolution présente une similarité frappante : tous ces organismes sont souvent qualifiés de « fossiles vivants ». En d’autres termes, ils semblent, d’une certaine manière, avoir échappé aux transformations du temps et de l’évolution !
Depuis 85 ans, le coelacanthe est surnommé « fossile vivant », car il évoque un survivant d’une époque révolue, celle de l’ère des dinosaures. Ces poissons font partie des sarcoptérygiens, un groupe qui inclut également les dipneustes (poissons qui ont des poumons) et les tétrapodes, auxquels nous appartenons. Ces vertébrés (animaux qui ont une colonne vertébrale) partagent certaines caractéristiques anatomiques, comme la présence d’un humérus (os des membres antérieurs), d’un fémur (os des membres postérieurs) et de poumons.
Peu d’espèces de vertébrés suscitent autant de curiosité, tant par l’histoire fascinante de leur découverte que par leur statut de « fossiles vivants ». De plus, les deux espèces actuellement vivantes de coelacanthes, survivantes de cette longue évolution, sont aujourd’hui menacées d’extinction.
Mais le coelacanthe mérite-t-il vraiment cette…
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Auteur: Richard Cloutier, Professor of Evolutionary Biology, Université du Québec à Rimouski (UQAR)

