Il y a des rentrées parlementaires plus politiques que d’autres. A six mois du premier tour de la présidentielle, le séminaire de rentrée du groupe LR du Sénat n’a pas pu éluder ce contexte très particulier. La droite sénatoriale a choisi Troyes, le bastion de l’éternel recours de LR François Baroin, pour préparer sa session parlementaire et la stratégie politique des prochains mois. Une séquence à la fois de cohésion, pour accueillir la petite trentaine de nouveaux élus sortis des urnes aux sénatoriales, et surtout préparer la session parlementaire, et les échéances électorales majeures à venir.
Réunis dans l’Hôtel de ville, qui jouxte les célèbres maisons en pan de bois de la cité champenoise, les parlementaires ont exploré les enseignements de la campagne sénatoriale, passé en revue les retours de terrain, avec l’appui d’un spécialiste de l’opinion. Constatant l’exaspération des élus locaux face aux interdits, aux contraintes réglementaires, le groupe a souhaité placer ces journées « sous le signe de la liberté ». L’un des chapitres du séminaire a consisté en particulier à évoquer la notion de radicalité et de radicalisation de l’électorat. Tout un symbole alors que les élections sénatoriales ont été rattrapées à leur tour par la percée du Rassemblement national.
Si une écrasante majorité de sénateurs LR relativise le gain du parti de Marine Le Pen et de ses alliés – limité à 15…
Auteur: Guillaume Jacquot
