Bruno Retailleau n’avait probablement pas imaginé vivre cette petite mésaventure le jour de son premier grand rassemblement, depuis sa large victoire à l’élection à la tête de LR. C’est avec quelques minutes de retard sur l’horaire initial que le nouvel homme fort des Républicains s’est présenté devant des centaines de militants et de cadres du parti, ce 28 juin à la Maison de la mutualité à Paris. Le nouveau président du parti s’est retrouvé coincé une demi-heure dans un ascenseur aux côtés du patron des eurodéputés LR François-Xavier Bellamy, ou encore du président du Parti populaire européen, l’Allemand Manfred Weber, venu assister à la prise de parole du ministère de l’Intérieur.
L’avenir dira si cet incident n’était qu’un banal contretemps ou un mauvais présage. Mais sur cette scène, l’ancien patron du groupe majoritaire au Sénat, le « camp de base de la droite républicaine », galvanise ses troupes en martelant que le parti est dans une phase d’ascension. Tout au long d’un discours de trois quarts d’heures, le Vendéen s’est exprimé sans notes, comme il le faisait régulièrement en tant que parlementaire. « La droite est de retour en France, aux responsabilités gouvernementales, dans les sondages. Nous sommes de retour dans les esprits, nous sommes au point d’équilibre des convictions des Français », énumère-t-il, sous les cris de « Bruno président ». « Si je suis devenu la cible du…
Auteur: Guillaume Jacquot

