Ces États généraux de l’écologie ne sont pas les premiers du genre, dans l’histoire de votre mouvement, et leurs intentions se sont ensuite perdues dans les sables. Qu’est-ce qui peut éviter un destin similaire à votre démarche ?
Léonore Moncond’huy : Il est vrai que plusieurs initiatives avaient déjà, par le passé, manifesté l’intention de donner une place aux personnes « compagnes de route » de l’écologie politique, sans souhaiter nécessairement adhérer au parti. Ce fut le cas avec la Coopérative fondée en 2010, lorsque les Verts ont évolué pour devenir Europe écologie les Verts (EELV). C’est bien la preuve que cet esprit d’ouverture nous anime depuis longtemps ! Mais le processus des États généraux de l’écologie que nous avons lancé en février dernier répond avant tout aux attentes du moment, et est inédit pour notre mouvement. Il part du constat que les citoyens manifestent une forte appétence pour l’écologie, et que la société française est de plus en plus mûre face aux enjeux qu’elle pose. On le constate d’ailleurs avec l’accession croissante d’écologistes aux responsabilités à certains niveaux, comme aux dernières élections municipales de 2020 dans plusieurs villes — dont Poitiers.
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Cependant, le mouvement de l’écologie politique est bien loin de répondre aux aspirations de toutes ces personnes sensibles à l’écologie. Il nous fallait donc trouver une méthode pour faire évoluer notre mouvement afin qu’il gagne leur confiance, et corresponde mieux à leur désir d’engagement. Nous avons donc posé l’ouverture et l’écoute en principes centraux de ces États généraux. Une ouverture totale, dès le début, visant à associer dans un…
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Auteur: Patrick Piro

