« Une sorte de station F de la droite ». Devant les élus, la voix douce et le visage tout sourire, Arnaud Rérolle, directeur général de Périclès, le répète encore et encore : l’organisme qu’il préside n’a d’autres objectifs que de favoriser le développement de projets « engagés dans la vie de la cité », à la manière d’une pépinière de start-ups, tout en assumant une ligne directrice « de droite, d’inspiration libérale-conservatrice ». Mais en aucun cas il ne s’agirait d’un projet politique déguisé, sorte de marchepied pour la droite et l’extrême-droite, avec 2027 en ligne de mire comme d’aucuns le présentent régulièrement. « J’espère pouvoir démystifier de nombreuses choses nous concernant, qui relèvent du fantasme, et faire taire les contrevérités qui ont pu être écrites dans une certaine presse », a expliqué ce jeudi 28 mai le dirigeant de 33 ans, proche du milliardaire ultraconservateur Pierre-Édouard Stérin, aux sénateurs de la commission d’enquête sur le financement des politiques publiques par des organismes privés.
Mais l’exercice tourne parfois au jeu d’équilibriste : « J’ai dit que nous étions très intéressés par faire émerger des décideurs engagés dans la vie de la cité, je n’ai pas dit que nous souhaitions faire émerger des politiques pour construire une majorité. Il y a de nombreuses manières de s’engager au service de notre pays », tient-il ainsi à…
Auteur: Romain David

