« Nous n’avons plus de gras » : le gouvernement divise par deux son estimation de croissance pour 2026

« Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’année 2026 n’a pas épargné la France, en termes de crises successives, multiples, des crises internationales, mais aussi des crises nationales. » Lors d’une conférence de presse destinée à présenter l’actualisation du cadre macroéconomique du gouvernement, ce vendredi 11 septembre, le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure a enchaîné les mauvaises nouvelles. Celles-ci ne manqueront pas de se répercuter sur les textes budgétaires, qui seront dévoilées dans un peu plus de trois semaines.

Alors que le cadre budgétaire de 2026, adopté dans la douleur et retard en février, reposait sur une prévision de croissance annuelle de 1 %, Bercy révise nettement à la baisse son scénario, dans la foulée des données calculées par l’Insee hier. « En moyenne, cette année, nous estimons la croissance française à 0,5 % », a annoncé ce matin le ministre de l’Économie. La prévision s’insère entre celle de l’Insee (révisée à 0,4 %) et celle du consensus des économistes (en moyenne à 0,6 %).

« Combinaison de chocs »

La direction générale du Trésor explique cette dégradation importante par une série de facteurs. Certains sont communs à nombre de pays : la fermeture du détroit d’Ormuz a pesé sur la consommation des ménages et sur les dépenses des entreprises à hauteur de 0,2 point de croissance. D’autres raisons sont plus spécifiques à la France….

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Auteur: Guillaume Jacquot