Le 8 décembre, le régime du dictateur syrien Bachar Al-Assad tombait après une semaine d’une offensive-éclair menée par les islamistes de l’organisation Hayat Tahrir Al-Cham (HTC). Le Poing a discuté avec quatre syrien.nes originaires de Damas et réfugié.es en France depuis la révolution de 2011, qui visait la démocratisation du pays avant de se transformer en une atroce guerre civile sous l’effet d’une répression sanglante, sur fond de guerres de factions et d’ingérences étrangères.
Article paru dans le journal papier numéro 45 du Poing, sur le thème “Encore heureux ? 2025, un soupçon d’optimisme”, publié en janvier 2025
Mohamad, professeur à Marseille, se définit comme arabe, sunnite, de classe moyenne. « Quand la révolution syrienne a éclaté j’étais dans un groupe étudiant, on a organisé quelques manifs. », se souvient-il. « Après six mois, j’ai douté. Il y avait des chars dans la rue, des ami.es ont été arrêté.es par la police du régime. Je suis parti étudier à Montpellier. »
Sara a quitté son pays très jeune, fin 2012. « Je fais partie de ces citoyen.nes syrien.nes qui ont grandi dans la peur permanente », raconte la jeune femme. Réfugiée en Égypte avec ses parents, il faudra que la petite famille patiente jusqu’en 2014 pour obtenir l’asile en France. Devenue traductrice à Toulouse, elle évoque son passé : « Je fais partie d’une famille d’opposant.es au régime Assad. Mon père appartenait à un parti communiste, il a été arrêté plusieurs fois pour ses activités sous Bachar et sous Hafez Al Assad [NDLR : le père de Bachar, au pouvoir de 1971 à 2000]. La première fois, il avait 18 ans. Les prisons sont devenues de pire en pire, il y avait 72 manières de torturer. Sa dernière arrestation, c’était en 2011. Cette fois il n’y est resté que cinq heures, mais il en est ressorti avec de graves séquelles. »
Aya travaille aussi dans la traduction internationale à…
Auteur: Le Poing

