Les habitants sont apeurés. Une femme originaire d’une localité fréquemment prise pour cible a raconté son appréhension quotidienne à des membres de la Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine mandatée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
« Les drones nous poursuivent, nous nous cachons pour leur échapper. Les drones se posent sur les toits, et s’ils voient quelque chose, il y aura des conséquences », a dit cette femme aux enquêteurs.
Tuer, blesser et détruire
La terreur instillée dans la population a contraint des milliers de personnes à fuir. De l’avis de la Commission, le comportement des forces armées russes pourrait constituer un crime contre l’humanité, à savoir le transfert forcé de population.
D’autant que les circonstances des attaques montrent l’intention des auteurs de tuer, de blesser et de détruire.
« Des localités entières ont subi des dommages et des destructions et sont devenues inhabitables ; les services essentiels et les commerces ne sont plus en mesure de fonctionner », a affirmé devant le Conseil, Erik Møse, président de la Commission d’enquête, s’alarmant de l’escalade des attaques contre les civils à l’aide de drones à courte portée dans les zones de front.
Selon les enquêteurs de l’ONU, les forces armées russes ont mené des attaques depuis des positions situées sur la rive gauche du Dniepr à l’aide de drones permettant l’observation et le suivi en temps réel des cibles. Elles ont poursuivi leurs victimes à l’aide de drones et ont largué des explosifs sur elles, faisant des morts et des blessés.
Les ambulances et les pompiers ne sont pas épargnés
Les drones ont également frappé des ambulances et d’autres services d’urgence, les empêchant d’atteindre les victimes.
D’une manière générale, les unités de drones des forces armées russes ont mené des attaques contre des civils et des biens civils non seulement dans la…
Auteur: Nations Unies FR

