« Nous sommes dans l’ignorance totale, alors que la télévision d’État annonce que l’Iran est sur le point de conquérir Tel-Aviv et Washington. » Milad Alavi est journaliste et vit en Iran. Mercredi 4 mars, sur X (ex-Twitter), il relate comment il a passé six heures à tenter de se connecter à Internet. Il y est finalement parvenu à l’aide d’un fichier VPN envoyé par un ami, peut-on lire sur le média iranien en exil Iran Wire . Alors que l’attaque militaire menée par les États-Unis et Israël sur l’Iran dure depuis samedi 28 février, en Iran, « nous sommes dans le noir », rapporte le journaliste.
Un autre média iranien en exil, Zamaneh , basé à Amsterdam, faisait le point, le 1er mars, sur les événements, après la mort, la veille, du guide suprême iranien Ali Khamenei. « Après l’annonce de l’assassinat de Khamenei, le corps des gardiens de la révolution a promis que son offensive “la plus dévastatrice” allait débuter immédiatement. Ce message laisse présager une escalade plutôt qu’un apaisement. » Depuis, Zamaneh n’a plus publié.
Et cette nouvelle guerre au Moyen-Orient s’est étendue au-delà de l’Iran. Israël vise à nouveau le Hezbollah au Liban, dont à Beyrouth. Des frappes documentées par le média libanais L’Orient-Le Jour . L’Iran a lancé des attaques aériennes sur Doha, Dubaï, en Arabie saoudite, en Azerbaïdjan, et jusqu’à une base militaire britannique qui se trouve à Chypre.
Déjà un millier de morts
Les forces iraniennes bloquent aussi le détroit d’Ormuz, un point de passage central du commerce mondial, faisant craindre une explosion des prix du pétrole et du gaz, ainsi que des denrées alimentaires. « La chaîne d’approvisionnement mondiale en engrais pourrait être gravement perturbée si l’Iran…
Auteur: Rachel Knaebel

