« Nous voulons simplement vivre en paix et en sécurité. » À Oicha, au Nord-Kivu, Maman Miriamou n’a pas demandé davantage d’aide aux équipes humanitaires des Nations Unies : elle a demandé à pouvoir rentrer chez elle.
Rencontrée le mois dernier par Damien Mama dans un site de déplacés, cette femme a raconté les déplacements répétés, les violences et les maisons détruites. Son souhait est simple : « Nous vous remercions pour votre aide, mais nous voulons rentrer chez nous. Nous voulons simplement retourner dans nos fermes, travailler et vivre du fruit de notre labeur ».
Son message à la communauté internationale tient en une exigence élémentaire : pouvoir enfin vivre en paix.
À Mungbwalu, en Ituri, un volontaire de l’UNICEF utilise un mégaphone pour mettre en garde les habitants concernant Ebola.
Agir sur plusieurs fronts
Mais cette aspiration reste hors de portée pour des millions de personnes dans l’est de la RDC. Près de 12 millions de personnes dans les provinces touchées ont besoin d’une aide humanitaire, dont environ 8 millions dont les besoins sont directement liés à Ebola.
Dans ce contexte, l’enjeu est double : contenir une épidémie meurtrière tout en maintenant l’aide aux populations fragilisées par les conflits et les déplacements. Pour l’ONU, il ne s’agit pas de choisir entre deux urgences, mais de les affronter ensemble.
Nous vous remercions pour votre aide, mais nous voulons rentrer chez nous.
Pour le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), la réponse humanitaire ne peut pas être fragmentée. « Alors que nous nous concentrons à juste titre sur l’éradication d’Ebola, nous ne devons pas perdre de vue la crise humanitaire plus large. Les deux réponses doivent aller de pair », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, M. Mama.
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Auteur: Nations Unies FR
