Peut-être que la joyeuse et sincère unité n’était qu’un mirage. En milieu de journée, ce vendredi 14 juin, dans le jardin de la Maison de la Chimie, à quelques pas de l’Assemblée nationale, toute la gauche réunifiée se retrouve pour une belle photo de famille du Nouveau Front populaire. « On a fait l’union dans un esprit de responsabilité. La droite est explosée, l’extrême droite est en train de se détruire, et nous, nous donnons l’image de l’espoir », confie Pierre Jouvet, le secrétaire général du Parti socialiste (PS) récemment élu eurodéputé et négociateur central du Nouveau Front populaire.
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Mais cette « image de l’espoir » s’est sérieusement détériorée en l’espace de quelques heures. Aux alentours de 23 h 30, le La France insoumise publie la liste des candidats qu’elle investit dans les circonscriptions qui lui sont accordées dans le cadre du nouvel accord. Et cinq noms manquent à l’appel, et pas des moindres : Raquel Garrido, Alexis Corbière, Danielle Simonnet, Hendrik Davi et Frédéric Mathieu. Leur point commun ? Ces députés sortants sont « frondeurs » ou proches d’un « frondeur », c’est-à-dire en désaccord avec le fonctionnement interne du mouvement auquel ils appartiennent et qu’ils jugent antidémocratique.
On me fait payer le crime de lèse-Mélenchon.
R. Garrido
« On me fait payer le crime de lèse-Mélenchon. C’est fort regrettable, au moment précis où, avec le Nouveau Front populaire, nous incarnons un nouveau projet démocratique pour le pays », pointe sur X (ex-Twitter) Raquel Garrido, élue en Seine-Saint-Denis en 2022, qui annonce se maintenir contre le député choisi par La France insoumise,…
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Auteur: Lucas Sarafian

