Nouveau Front populaire : soyons lucides et réalistes

Mettons-nous en situation. Depuis sa très relative victoire, mais victoire surprise tout de même, le 7 juillet dernier, le Nouveau Front populaire se cherche un premier ministre. Pas d’inquiétude, nous assurait-on, le programme étant supérieur aux enjeux de personnes, la procédure de désignation du premier d’entre eux, ou de la première d’entre eux, ne devait être que simple formalité. Raté ! Nous assistons depuis plusieurs jours à une bien navrante séquence. Désespérante. Au pire des scénarios que la gauche et les écologistes pouvaient imaginer. Et nous avec !

À défaut de majorité relative ou absolue, le NFP voudrait-il devenir une sorte de minorité relative ou absolue ?

Chaque jour, on nous promet que la fumée blanche sera pour le lendemain. Et le lendemain pour le surlendemain. Jusqu’à ce que la coalition se fracasse sur des personnalités qui ne font pas consensus. Ce fut d’abord Huguette Bello. Puis Laurence Tubiana. Jusqu’à mettre en péril, avec les noms d’oiseaux qui vont avec – ou des noms d’insectes plus exactement –, la fragile unité du NFP. Résumons-nous : les socialistes, les écologistes, les communistes et les insoumis avaient réussi à se mettre d’accord sur un programme de gouvernement, à se répartir les circonscriptions mais ne parviennent pas à s’entendre sur un·e candidat·e pour Matignon. C’est à se demander si la gauche veut vraiment gouverner.


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La gauche et les écologistes nous laissent penser depuis plusieurs jours qu’ils mettent tout en œuvre pour sortir de leur chapeau un premier ministre qui, soyons lucides un instant, ne sera jamais nommé par Emmanuel Macron. Qui peut penser un instant qu’avec 182 députés…

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Auteur: Pierre Jacquemain

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