Plus d’une semaine a passé depuis la chute du gouvernement de François Bayrou et le dilemme de la droite n’est toujours pas résolu. Rester ou partir de l’exécutif ? « That is the question », s’interrogeait Bruno Retailleau au congrès de LR à Port-Marly la veille du vote de confiance. Le retour dans « l’action politique » il y a un an, a offert au parti une visibilité inespérée à laquelle les 7 ministres LR sortants ont pris goût.
Mais d’un autre côté n’est-il pas temps pour la droite de prendre ses distances vis-à-vis du bilan politique d’Emmanuel Macron, à moins de deux ans de la présidentielle ? C’était l’argument de campagne par Laurent Wauquiez pour la présidence du parti, de crainte de voir la droite se « dissoudre dans le macronisme ». Les évènements sont-ils en train de lui donner raison ? Car depuis son entrée en fonction, Sébastien Lecornu regarde plutôt du côté du PS et de l’opinion en annonçant la fin des avantages accordés aux anciens membres du gouvernement ou encore le retrait de la proposition de supprimer les deux jours fériés.
« Magouille politique »
« La seule voie de passage de Sébastien Lecornu pour faire passer un budget, c’est un accord de non-censure avec les socialistes. L’enjeu maintenant, c’est de savoir dans quelle mesure il sera acceptable pour la droite », résume une source du groupe LR de l’Assemblée.
Sur BFMTV-RMC, Bruno Retailleau a mis en garde. Il quittera Beauvau…
Auteur: Simon Barbarit

