Un insecticide de nouvelle génération basé sur la technologie de l’ARN interférent est actuellement en cours d’évaluation afin d’obtenir une première approbation en Europe. Le dossier d’évaluation, préparé par la Belgique a été mis en consultation publique du 30 août au 30 octobre avant d’être transmis à l’EFSA. Générations Futures a pris part à cette consultation et conteste l’approche adoptée par les agences sanitaires qui considèrent d’emblée cette substance comme étant à “faible risque” alors que son évaluation est insuffisante, en particulier sur les effets liés à la formulation complète et les impacts sur les insectes non cibles. Face à ce nouveau mode d’action aux conséquences imprévisibles, le principe de précaution doit prévaloir. Ceci d’autant plus que le projet d’Omnibus X prévoit d’accorder des nombreuses facilités d’approbation pour les substances à faible risque, notamment des autorisations illimitées dans le temps.
Face au développement de résistances chez les ravageurs des cultures rendant les pesticides chimiques conventionnels moins efficaces, les firmes agro-chimiques tentent d’inventer d’autres substances avec des modes d’action nouveaux, afin de maintenir le système agro-industriel actuel sans avoir à le remettre en cause.
La technologie de l’ARN interférent (ARNi) fait partie de ces nouveaux modes d’action. Il s’agit d’un processus faisant intervenir des ARN double brin (dsRNA, pour double strand RNA) permettant de “rendre silencieux” un gène en empêchant la synthèse de protéine nécessaire à la survie du ravageur (une explication détaillée du mode d’action se trouve en annexe de ce communiqué).
Après avoir obtenu une première autorisation aux Etats-Unis fin 2023, pour son produit à ARNi Calantha à base de Ledprona, la société GreenLight Biosciences a déposé en 2023 une demande d’autorisation en Europe pour…
Auteur: nadine
