Ce sont les derniers chefs de parti à rencontrer le président de la République dans le cadre des consultations en vue de la nomination du futur premier ministre. Après le Nouveau Front populaire et Les Républicains vendredi, Emmanuel Macron recevra, ce lundi à l’Élysée, le Rassemblement national. À 10 heures ce 26 août, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont rendez-vous avec le chef de l’État, qui entendra leur avis sur la question du futur premier ministre.
Une rentrée politique forcée et quelque peu prématurée pour ce groupe politique ayant pour coutume de profiter des vacances d’été jusqu’au bout, avec en général un retour progressif sur la scène politique en septembre. De fait, tous les députés RN contactés par La Croix pour évoquer cette rentrée politique sont aux abonnés absents.
L’ombre d’une future dissolution
Rare élu à prendre la parole, Julien Odoul, porte-parole du RN, affirme que Jordan Bardella et Marine Le Pen devraient « rappeler à Emmanuel Macron qu’ils sont les représentants de 11 millions de Français et qu’ils restent la première force politique de ce pays en nombre de voix et de députés ». Interrogé par France Bleu Auxerre, lui concède ne pas avoir beaucoup d’espoirs sur l’issue de cette rencontre. «C’est vrai qu’on n’attend pas grand-chose d’un gouvernement, d’un président de la République qui méprisent une partie de la population française. »
Mais le Rassemblement national compte bien, pourtant, peser dans cette rentrée politique. « On ne peut pas faire sans nous, poursuit Julien Odoul sur France Bleu. Nous pouvons décider de faire passer certains textes, mais nous pouvons aussi barrer la route à tous les textes que nous jugerons nocifs, néfastes. » Le parti d’extrême droite a déjà prévenu qu’il barrerait la route à un gouvernement de gauche dirigé par Lucie Castets. Début juillet, Marine Le Pen avait aussi affirmé que le groupe RN…
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Auteur: Youna Rivallain

