Entre janvier et mars 2026, seize villes de plus de 100 000 habitant·es ont répondu aux questions des Amis de la Terre France concernant les dépenses énergétiques et les politiques publiques pour les réduire sur l’ensemble des infrastructures municipales, allant des crèches et écoles aux Hôtels de Ville en passant par les piscines et les logements sociaux.
Elles permettent de dresser un panorama des bonnes et mauvaises pratiques pour les nouvelles municipalités.
Note : le présent article synthétise les réponses apportées volontairement par les Villes aux Amis de la Terre France. Il ne s’agit pas d’une analyse exhaustive de leur politique.
État des lieux : aperçu des dépendances au gaz
- Marseille : le gaz représente 65% des consommations énergétiques de la Ville
- Strasbourg : le gaz représente 45% des dépenses énergétiques
- Rennes, Dijon et Villeurbanne : le gaz y pèse pour environ 33%.
Grenoble, la ville qui donne espoir
Le gaz ne compte plus que pour 15% des dépenses énergétiques de la ville ! Cela grâce à des politiques de rénovation entreprises dès les années 2000, qui s’inscrivent dans un long travail de diminution de la dépendance aux énergies fossiles : en 2015 encore, elles représentaient 80% des consommations énergétiques mais en 2024, on compte 78% d’énergies renouvelables.
La sobriété, enjeu majeur pour économiser
- Lille : – 23 % de consommation de gaz fossile entre 2019 et 2024.
- Tours : – 30 % de consommation de gaz fossile entre 2019 et 2025.
Et les économies associées peuvent être importantes :
- Strasbourg : – 6 millions d’euros sur la facture de gaz de la ville en 2023 (grâce au seul plan de sobriété 2022-2023).
Les coûts du gaz, intrinsèquement instables, ont tant augmenté ces dernières années que des plans ambitieux sont cruciaux :
- Villeurbanne : malgré la baisse de consommation de 37% entre 2021 et 2024, la facture globale du gaz a augmenté de 141%…
Auteur: Jessica Ohayon

