Est-il possible de détecter les nouveaux OGM ? La réponse est oui, à en croire le projet européen Darwin, un consortium scientifique qui travaille sur des méthodes de détection des nouvelles techniques génomiques (NGT), ou nouveaux OGM. Lancé début 2024, le projet — qui regroupe des organismes scientifiques européens, dont l’Anses et le Cirad pour la France — donne de premiers résultats, en particulier pour identifier des plantes n’ayant subi que quelques modifications génétiques en laboratoire.
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L’enjeu est majeur, car les OGM ayant moins de vingt modifications du génome, dit NGT1, pourraient bientôt être cultivés et commercialisés en Europe sans aucun contrôle. Dans le nouveau texte européen sur les NGT, dont le sort sera tranché par le vote final du Parlement européen le 18 mai, Bruxelles propose en effet la déréglementation totale des NGT1 — avec le soutien du gouvernement français, qui a voté en ce sens au Conseil européen. Et laisse ainsi la charge à ceux qui ne veulent pas d’OGM de les détecter pour les éviter. Les acteurs concernés, en particulier les filières biologiques qui interdisent les NGT, voient donc leur avenir dans les mains de projets comme Darwin.
« Divulguer un minimum d’informations »
La méthode utilisée aujourd’hui pour détecter des OGM est « une détection dite ciblée, qui consiste à rechercher dans le génome la séquence modifiée à l’aide d’un test PCR », nous explique Julie Mallet, chargée de projet à l’Anses, qui fait partie du consortium scientifique. « Même pour de petites modifications du génome, la détection semble possible, selon des premiers travaux de Darwin, souligne la responsable de l’équipe de détection des OGM de l’agence française. Mais avec le PCR, on a besoin de savoir ce que l’on cherche, donc on a besoin de transparence de la part des…
Auteur: Magali Reinert

