L’an dernier, la conférence de presse de rentrée de l’AMF était polluée par le contexte politique. Michel Barnier venait d’être nommé premier ministre. On évoquait alors la possible entrée au gouvernement de David Lisnard, maire LR de Cannes et président de l’Association des maires de France. Un an plus tard, Matignon a changé deux fois de locataire et lui est toujours à la tête de la plus grosse association d’élus locaux.
Cette fois, ce sont les déclarations du nouveau premier ministre fraîchement nommé, Sébastien Lecornu, qui viennent bousculer la rentrée de l’AMF. « Je souhaite présenter un grand acte de décentralisation, de clarification et de liberté locale au Parlement. J’ouvrirai des consultations rapides dès la semaine prochaine », a annoncé samedi dernier le chef du gouvernement dans un entretien à la presse quotidienne régionale.
Si l’ambition de Sébastien Lecornu reste encore floue, ce dernier entend mieux définir « ce qu’on attend de l’Etat, au moment où les attentes seront de plus en plus fortes notamment sur le régalien. En parallèle, le millefeuille administratif a parfois conduit à une dilution des responsabilités et à des surcoûts. Trop d’acteurs interviennent sur les mêmes sujets, alors qu’il n’y a qu’un seul contribuable qui finance le tout. Le principe : quand on sait qui commande, on sait à qui demander des comptes. Les administrations doivent être sous l’autorité directe soit…
Auteur: François Vignal

