L’avenir de la Nouvelle-Calédonie s’est dessiné à plus de 16 000 km de l’île. Samedi 12 juillet, au petit matin, une fumée blanche est sortie du domaine de Deva, situé dans la commune de Bougival (Yvelines), lieu des négociations entre les formations politiques indépendantistes et non-indépendantistes. Après dix jours de négociations, un accord sur l’avenir institutionnel de l’archipel du Pacifique a été trouvé. Intitulé « Le pari de la confiance », le document souhaite offrir « une solution politique fondée sur une organisation institutionnelle pérenne ».
« Les derniers accords négociés n’offraient pas de perspectives pérennes », se souvient le sénateur LR de Nouvelle-Calédonie, Georges Naturel. « Cet accord a une finalité et offre une solution dans la durée. Les Calédoniens, et particulièrement la jeunesse calédonienne, l’attendaient ».
Et de fait, chaque camp semble avoir mis de l’eau dans son vin. Alors qu’un compromis entre les Loyalistes et les indépendantistes semblait impossible à trouver à la suite des violentes émeutes qui ont éclaté l’année dernière, l’issue des négociations est surprenante tant les concessions des deux côtés sont importantes.
« Un État de Nouvelle-Calédonie dans la République : c’est le pari de la confiance »
Du côté loyaliste, les concessions sont majeures. En premier lieu, le document signé propose d’instaurer un « Etat de la Nouvelle-Calédonie »…
Auteur: Marius Texier

