Nouvelle-Calédonie : un équilibre fragile menacé par un projet de réforme électorale

Depuis deux jours maintenant, la Nouvelle-Calédonie s’embrase. Après des semaines  de manifestations importantes des opposant.es et des partisan.es de la réforme constitutionnelle du corps électoral, les indépendantistes, opposé.es à cette mesure, étaient déjà passé.es à la vitesse supérieure depuis plus d’une semaine, avec de nombreux barrages routiers, des grèves importantes et une sévère répression avec de nombreuses arrestations d’indépendantistes.

Depuis la nuit du lundi 13 mai, la situation a viré à l’insurrection sur l’archipel. Des émeutes importantes mobilisent une partie de la jeunesse kanak, avec des dizaines de commerces et d’usines incendiés et pillés, une mutinerie accompagnée de la prise d’otage de gardiens de prison et de violents affrontements entre jeunes indépendantistes, milices loyalistes et forces de l’ordre qui ont conduit en deux nuits à la mort de quatre personnes, dont un gendarme. L’État français a déclaré l’État d’urgence en Nouvelle-Calédonie.

Alors que la réforme du corps électoral a été adoptée par l’Assemblée Nationale ce mardi 14 mai et que le Congrès de Versailles doit maintenant être convoqué pour une modification de la Constitution, le premier ministre Gabriel Attal a annoncé ce mercredi 15 mai qu’une rencontre entre partisan.es et opposant.es à la réforme serait proposée à Paris dans les prochaines heures.

Pour mieux comprendre les enjeux de la situation, Le Poing met en ligne cet article initialement publié dans notre numéro 41 paru début mai.

La Nouvelle-Calédonie, territoire d’outre-mer administré par l’État français situé dans le Pacifique-Sud (à l’est de l’Australie), connaît les plus grandes manifestations de son histoire. Au cœur des débats, un projet de réforme pour dégeler le corps électoral aux élections provinciales (la Nouvelle-Calédonie est découpée en trois provinces). La droite loyaliste à…

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Auteur: Le Poing