C’est dans le quartier des voitures à Anderlecht/Molenbeek, entre le canal et le métro Clémenceau/Abattoirs, que la descente a eu lieu.
Cette fois les journaux parlent de 300 agents de l’État. Organisé « à l’initiative du parquet de Bruxelles, en étroite collaboration avec les zones de police locales Bruxelles-Ouest (Jette/Ganshoren/Koekelberg/Molenbeek-Saint-Jean/Berchem-Sainte-Agathe) et Midi (Saint-Gilles/Anderlecht/Forest), ainsi que l’Organe Central pour la Répression de la Délinquance Économique et Financière Organisée (OCDEFO) ». Ont aussi participé : le SPF Économie, les Douanes et l’Office des Étrangers – rapporte Le Soir du 2 décembre 2025.
À nouveau, les journeaux parlent des commerces contrôlés et des biens confisqués, mais aucune mention n’est faite des enlèvements de personnes et de leur envoi en centre fermés. Ce qui implique pourtant des déchirements de liens et des drames humains inimaginables. Les gens ont des vies, des amours, des enfants, des projets. Les gens comptent pour les autres. Et malgré tout ça, leur humanité est niée.
Comme d’habitude, sont mis en avant l’illégalité des commerces, avec des mots comme « vol » et « drogue », pour justifier l’injustifiable.
Dans une certaine mesure, les activités du quartier Heyvaert sont comparables à celles de Matonge. En cela qu’une économie parallèle y subsiste. Des modes de vie non conventionnels et une socialisation propre à des communautés non blanches s’y développent, y compris des solidarités. Voir ici l’article d’IEB enquêtant sur ce quartier visé par la gentrification et les projets immobiliers.
Ces rafles sont passées sous silence, alors qu’elles sont des opérations d’envergure, engageant de nombreux services qui collaborent afin de s’approprier des quartiers et de détruire des communautés.
C’est extrêmement grave.
Surtout que cela se passe dans un contexte légal d’entrave aux libértés de…
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