Depuis sa création, la démarche de Dispac’h se situe dans le camp indépendantiste et révolutionnaire. Au vu des évolutions politiques récentes, nous tenons à ré-affirmer clairement notre ligne et nos engagements.
War al linenn stur dispac’hour ha dizalc’hour eo bet savet Dispac’h. Pouezañ ‘reomp kreñv, dre ar gemennadenn-mañ, e vo kendalc’het ar stourm ganeomp war ar memes linenn.
E brezhoneg dindan, en galo en bas,
Appel à l’unité du prolétariat breton.
Depuis sa création, la démarche de Dispac’h se situe dans le camp indépendantiste et révolutionnaire. Au vu des évolutions politiques récentes, nous tenons à ré-affirmer clairement notre ligne et nos engagements.
« Na ruz, na gwenn, loukez hepken »
Les stratégies d’unité du mouvement breton refont surface. C’est une rengaine que ressortent régulièrement celles et ceux se qui revendiquent de l’apolitisme dans le mouvement breton. Bercé-e-s par un nationalisme romantique et romantisé, les partisan-e-s de l’unité proposent de dépasser des clivages qui ne seraient d’après eux plus pertinents, pour avancer vers des objectifs communs, des revendications unitaires bretonnes. En se fourvoyant dans les représentations d’une nation bretonne millénaire et de sa destinée manifeste, les partisan-e-s de cette ligne ne font qu’occulter la lutte des classes et reléguer la lutte anticapitaliste à « plus tard ».
Le « na ruz, na gwenn » ne revient qu’à porter une version locale d’un projet politique macroniste « ni de gauche ni de droite », un projet qui profite naturellement TOUJOURS à la droite : l’« union sacrée » se fait toujours aux dépens du prolétariat, en lui demandant des concessions sans jamais faire avancer sa cause. De plus, il propose une vision essentialiste et figée de la nation, une vision glissante et dangereuse sur laquelle nous refusons de nous engager.
Dispac’h !
En tant que militant-e-s révolutionnaires,…
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