C’est un nouveau séisme. L’Abbé Pierre, figure de la lutte sociale et longtemps parmi les personnalités préférées des Français, est accusé par 24 femmes de violences sexuelles. Le cabinet spécialisé Elaé a identifié 17 nouvelles accusations qui s’ajoutent aux 7 déjà dévoilées en juillet. Des révélations publiées ce lundi par la cellule d’enquête de Radio France font même aussi état de pressions de l’abbé Pierre contre ses accusateurs.
Dans la matinée, Adrien Chaboche, le délégué général d’Emmaüs International, a admis ce lundi sur RTL que le nom de l’abbé Pierre était désormais associé à celui d’un « prédateur sexuel ».
Face à cette multiplication soudaine d’accusations, une interrogation se pose sur le silence qui a régné du vivant de l’Abbé Pierre, décédé en 2007.
« Si les institutions avaient fonctionné, il n’aurait pas eu tant de victimes »
« Si les institutions avaient fonctionné, il n’aurait pas eu tant de victimes », s’indigne Véronique Margon, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref), auprès du Parisien.
Depuis une dizaine d’années, l’Église de France a déjà adopté plusieurs mesures, comme la création de cellules pour l’écoute des victimes ou la formation de membres du clergé.
A la suite d’une série de révélations d’abus sexuels dans l’Église catholique, le groupe socialiste du Sénat avait demandé une commission…
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Auteur: Adrien Pain

