Israël a mené mardi de nouvelles frappes meurtrières contre le mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban au lendemain de bombardements qui ont fait plus de 550 morts, attisant la crainte d’un embrasement régional près d’un an après le début de la guerre à Gaza.
L’inquiétude face à cette escalade entre l’armée israélienne et le Hezbollah, allié du Hamas palestinien, a dominé l’ouverture à New-York de l’Assemblée générale des Nations unies.
« Le Liban est au bord du gouffre », a lancé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. La situation à Gaza « est un cauchemar permanent qui menace d’emporter toute la région dans le chaos. A commencer par le Liban », a-t-il ajouté, réclamant un cessez-le-feu « immédiat » dans le territoire palestinien.
L’armée israélienne a elle annoncé avoir tué dans une frappe aérienne mardi à Beyrouth, « Ibrahim Mohammed Kobeissi, le commandant du système de missiles et de roquettes » du mouvement islamiste, dont le décès a été confirmé par une source proche du Hezbollah.
Le raid, dans la banlieue sud de la capitale, un bastion du Hezbollah, a tué six personnes selon le ministère de la Santé, détruisant deux étages d’un immeuble dans une zone densément peuplée, selon un photographe de l’AFP.
« Frappes massives »
Dans l’après-midi, l’armée a dit mener une nouvelle vague de « frappes massives » contre le Hezbollah, après de premiers raids sur « des dizaines de cibles » du mouvement dans le sud du Liban.
« Nous continuerons à frapper le Hezbollah. Et je dis au peuple libanais: notre guerre n’est pas contre vous » mais « contre le Hezbollah », a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin…
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Auteur: AFP

