Rafael Mariano Grossi s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue au siège des Nations Unies, en marge de la dernière conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
Il a déclaré que le Plan d’action global commun (PAGC) — conclu entre l’Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’Union européenne — « ne saurait constituer une base » pour un nouvel accord et qu’« il nous faut envisager une autre approche », le programme nucléaire iranien ayant subi des évolutions trop importantes.
M. Grossi a également été interrogé au sujet de l’uranium enrichi qui, selon certaines informations, se trouverait désormais enseveli sous des décombres à la suite de récentes frappes aériennes américano-israéliennes en Iran.
L’AIEA inspectait des matières nucléaires hautement enrichies jusqu’en juin 2025, a-t-il précisé. Ses équipes avaient placé sous scellés quelque 440 kilogrammes d’uranium lors de leur dernière visite, « aussi nous devons vérifier qu’il en est toujours ainsi ».
Il a souligné que, tant que les inspecteurs ne seraient pas en mesure de retourner sur place, l’Agence « ne saurait confirmer que telle est bien la situation ».
S’adressant aux participants à la conférence d’examen du TNP, M. Grossi a lancé un appel en faveur d’un engagement renouvelé en faveur de la non-prolifération, mettant en garde contre le fait qu’« un monde comptant davantage de pays dotés d’armes nucléaires ne serait pas un monde plus sûr ».
Des manifestants s’expriment contre les armes nucléaires.
Menaces liées aux essais nucléaires
Parallèlement, à l’heure où les tensions mondiales persistent et où le multilatéralisme est mis à mal, les efforts visant à interdire les essais nucléaires demeurent cruciaux, a déclaré aux journalistes le chef de…
Auteur: Nations Unies FR

