Qu’est-il advenu des 440 kilogrammes d’uranium hautement enrichi précédemment déclarés par l’Iran ? Plus de 16 mois après les frappes militaires de juin 2025 contre les installations nucléaires du pays, la question reste toujours sans réponse. Mardi, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, à New York, le directeur général l’AIEA, Rafael Grossi, a rappelé que ses inspecteurs internationaux sont toujours dans le flou.
« À ce jour, l’AIEA n’a pas été en mesure de vérifier qu’aucun détournement de matières nucléaires soumises aux garanties prévues par l’accord de garanties généralisées de l’Iran n’a eu lieu », a-t-il déclaré. « Cette situation peut et doit être corrigée ».
Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), lors de le réunion du Conseil de sécurité sur l’Iran.
Cette incertitude ne signifie pas que l’uranium a disparu ou qu’il a été détourné à des fins militaires. Elle révèle néanmoins une faille majeure dans le dispositif international de surveillance du programme nucléaire iranien.
Des installations toujours hors de portée
Depuis les attaques de juin 2025, qui avaient contraint l’AIEA à retirer tous ses inspecteurs pour des raisons de sécurité, les activités normales de vérification n’ont pas repris. Malgré la poursuite des échanges techniques avec Téhéran, l’Iran n’a fourni ni les informations ni les accès nécessaires pour permettre à l’agence de contrôler les matières nucléaires précédemment déclarées, y compris dans des installations épargnées par les bombardements.
Une seule exception, la centrale nucléaire de Bouchehr, où des inspecteurs poursuivent leurs vérifications. Les autorités iraniennes coopèrent notamment avec l’AIEA en vue du transfert début 2027 de…
Auteur: Nations Unies FR
