Le texte soumis par la Chine et la Russie a reçu quatre votes pour, neuf contre et deux abstentions. N’ayant pas obtenu les neufs votes nécessaires à son adoption, il a été rejeté.
Le projet de résolution proposait de proroger de six mois, jusqu’au 18 avril 2026, l’accord sur le programme nucléaire iranien et la résolution qui l’a approuvé afin de maintenir la levée des sanctions contre l’Iran. Il s’agissait d’une réponse à la décision des trois signataires européens de l’accord (Allemagne, France et Royaume-Uni) de déclencher le mécanisme de retour aux sanctions (processus de « snapback »).
Les sanctions devraient reprendre le 28 septembre
Un projet de résolution similaire présenté une semaine plus tôt, le vendredi 19 septembre, avait également été rejeté par le Conseil de sécurité.
A moins d’un nouveau vote du Conseil d’ici là, les sanctions de l’ONU contre l’Iran reprendront effet le 28 septembre.
« A notre grand regret, nous ne pouvons que constater que l’Iran a persisté dans son attitude de refus. Nous attendions des gestes concrets et précis et l’Iran n’en a produit aucun », a déclaré vendredi l’ambassadeur français, Jérôme Bonnafont, pour expliquer le non de la France à ce projet de résolution.
« L’Iran est en train de défier les efforts internationaux de non-prolifération, menaçant la paix et la sécurité internationales », a renchéri, l’ambassadrice britannique, Barbara Woodward, dont le pays a également rejeté le texte.
La représentante des États-Unis a, quant à elle, réaffirmé l’appui de son pays à la position des trois pays européens et a soutenu la réimposition des sanctions.
Le représentant de la Chine, qui a regretté que le projet de résolution n’ait pu être adopté, a appelé toutes les parties à poursuivre le dialogue et à faire preuve de prudence. Le représentant de la Russie a affirmé, pour sa part, que son pays et la Chine ont tout fait…
Auteur: Nations Unies FR

