La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, dans le Cher, est totalement à l’arrêt. Le réacteur n° 1 était déjà indisponible depuis début août pour une maintenance programmée. Le n° 2 s’est à son tour arrêté automatiquement le 26 août à 10 h 48, à la suite d’un incident sur la partie non nucléaire de l’installation. EDF poursuit ses investigations et n’annonce aucune date de redémarrage.
Ce coup d’arrêt intervient après un été où cette centrale, qui produit 75 % de l’électricité de la région Centre-Val de Loire, avait déjà dû composer avec un autre risque, devenu un hit de l’été : la chaleur. Canicule ou non, les deux réacteurs de 1 300 megawatts restent tributaires de la Loire pour leur refroidissement.
Malgré les tours aéroréfrigérantes, qui limitent les rejets thermiques dans le fleuve, la centrale prélève d’importantes quantités d’eau, dont une partie s’évapore et l’autre rejoint la Loire un peu plus réchauffée qu’en amont…
Fin juin, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection avait d’ailleurs mené une inspection surprise « grand chaud » à Belleville-sur-Loire, contrôlant températures, échangeurs et dispositifs de refroidissement. La Commission locale d’information souligne de son côté que les faibles débits et la température de la Loire peuvent peser sur les conditions d’exploitation.
Si l’incident du 26 août n’est pas lié à la canicule, il arrive comme le dernier épisode d’un long enchaînement de difficultés pour le nucléaire, entre maintenance, sécheresse, aléas techniques et méduses, que le changement climatique va continuer à aggraver.
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