Des fûts remplis de déchets radioactifs enfouis par 5.000 mètres de profondeur ont été filmés dans un état de décomposition avancée
Le nucléaire : une énergie sûre, propre, gérée par des scientifiques et des autorités compétentes. C’est en tout cas ce que les technosolutionnistes, c’est-à-dire ceux qui veulent résoudre un catastrophe produite par l’industrie – le réchauffement climatique – par une autre industrie catastrophique – le nucléaire – nous répètent à longueur de journée. Rien n’est plus faux. Non seulement les déchets radioactifs sont impossibles à traiter et restent dangereux pour des centaines de milliers d’années, c’est-à-dire beaucoup plus que le temps qui nous sépare de peintures dans les grottes de Lascaux, mais ils sont gérés d’une manière totalement irresponsable.
Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a récemment dévoilé des images de fûts de déchets radioactifs jetés à l’eau entre 1950 et 1990. Sur ces photos et vidéos, on y voit des barils dans un état avancé de décomposition, pour certains renversés, fissurés voire grands ouverts. Pourtant, les chantres du nucléaire continuent de présenter cette énergie comme «vertueuse». Depuis 2023, l’Union Européenne considère même que le nucléaire appartient à sa «taxonomie des investissements durables», c’est-à-dire ses énergies vertes. En avril 2026, l’Europe annonçait le versement de 330 millions d’euros supplémentaires au secteur.
Une poubelle nucléaire dans l’océan
Sur les photos laissées en libre accès par le CNRS, on aperçoit quelques-uns des 200.000 bidons de déchets radioactifs allègrement largués sur le plancher océanique par divers États – France, États-Unis, Grande-Bretagne notamment. Ces largages, qui ont duré plus de quarante ans, n’ont été définitivement arrêtés qu’en 1993, après des années de mobilisation d’associations…
Auteur: B

