Nucléaire : un réacteur arrêté à cause du faible débit du Rhône

La sécheresse et les fortes chaleurs continuent de peser sur les centrales nucléaires. Dans la nuit du 16 au 17 septembre, la centrale de Saint-Alban (Isère) a déconnecté son réacteur n°2 du réseau à cause du faible débit du Rhône. Celui-ci atteignait 250 m³/s, contre 1 000 à 1 400 m³/s en moyenne en temps normal.

La réglementation environnementale impose en effet une limite à l’échauffement du fleuve causée par les rejets d’une centrale nucléaire — +3 °C en aval par rapport à l’amont dans le cas de Saint-Aban. « Donc pour ne pas dépasser (…), nous avons décidé d’arrêter un de nos réacteurs », explique Nicolas Delecroix, directeur du site. L’arrêt est prévu pour neuf jours, jusqu’au 26 septembre, mais cette durée « peut évoluer en fonction de la météo ».

Lire aussi : Sécheresse et températures trop élevées : le nucléaire souffre aussi des canicules

Selon le responsable, la situation ne présente « pas d’enjeu ni de sûreté, ni technique ». La centrale avait déjà réduit sa production à plusieurs reprises pendant l’été et arrêté un réacteur pendant quelques jours autour du 9 août. « Tous les ans, ces phénomènes de baisse de débit du Rhône existent, mais cette année, ils ont atteint des niveaux importants qui ont conduit à un échauffement important et précoce », observe Nicolas Delecroix.

Selon lui, l’approvisionnement électrique n’est pour autant pas menacé : « Il n’y a pas de besoins importants en cette période et les réserves sont suffisantes, d’ailleurs la France est très exportatrice d’électricité actuellement. »

Abonnez-vous à la lettre d’info de Reporterre

Après cet article

Chaleur, manque d’eau, méduses : l’énergie nucléaire devient impilotable

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: